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Savoir-Faire

La restauration de mobilier est une branche particulière de l'ébénisterie qui consiste à restaurer des meubles anciens. Elle requiert à la fois une bonne maîtrise de la fabrication des meubles, mais aussi une bonne connaissance des styles et l'utilisation de techniques propres à la restauration.

Elle doit être réservée à des ébénistes formés à cette pratique (certaines restaurations réclament une formation spécifique parallèlement à la formation classique d'ébéniste) car on a vu trop souvent des meubles massacrés par l'ignorance, ou pire, la cupidité de certains professionnels du meuble. Pour éviter cela, une charte du restaurateur a été instaurée, qui préconise entre autres l'utilisation des produits anciens d'avoir toutes les connaissances, aptitudes artistiques et techniques, ainsi que celles des bois et matières utilisés qui permettent de pénétrer l’objet créé, le comprendre, saisir la pensée de l’ébéniste qui l’a conçu pour le restaurer en respectant les règles de l’art pour le sauvegarder dans son intégralité(utilisés à l'époque de la fabrication du meuble), et de faire en sorte que chaque restauration soit réversible.

La restauration ne doit pas être confondue avec la conservation qui a pour but de maintenir le meuble en état, de faire en sorte qu'il fonctionne, sans camoufler les ajouts et en retirant le minimum de matière. Elle est utilisée notamment par les musées et doit permettre une étude historique et archéologique ultérieure du meuble. C'est pour cela que seul le "minimum vital" doit être fait sur les meubles conservés pour ne pas masquer les traces du temps.


À l'époque de Boulle, l'obligation d'estampiller n'était pas totalement entrée dans les mœurs. Il faut attendre 1743 pour sa généralisation. Il n'existe pas de marque, d'estampille, de Boulle ou de ses fils. Une telle marque, apposée au plus tôt au XIXe siècle; figurant sur un objet désigne généralement un faux.

L'histoire d'André-Charles Boulle

André-Charles Boulle (11 novembre 1642 - 29 février 1732 à Paris) est un apprenti ébéniste sculpteur, fondeur, ciseleur, doreur, peintre et dessinateur français du xviie siècle.

André Charles Boulle est le fils de Jean Boulle, menuisier en ébène, né en Gueldre allemande (ancienne province allemande, le Gueldre est aujourd'hui dans les Pays-Bas).
Dès l'âge de 24 ans, (en 1666), il a son propre atelier où travailleront jusqu'à 40 personnes, dont ses propres fils.
Avant même qu'il eût atteint 30 ans son nom était célèbre à travers l'Europe. Louis XIV lui accorda en 1672 un atelier à l'intérieur du palais du Louvre, ainsi qu'un logement où il vivra jusqu'à sa mort à l'âge de 89 ans. être admis au Louvre était un signe de la faveur royale, ainsi qu'un privilège de liberté par rapport aux Corporations (ou guildes, communautés structurées pratiquant le numerus clausus et définissant les règlements d'une profession sous l'Ancien Régime).

Il travailla pour la Reine, pour le Roi, pour le Grand Dauphin et pour les princes de la famille royale. Les plus notables financiers du royaume se disputèrent ses productions pour meubler leurs hôtels de la place Vendôme. Les Princes-électeurs de Saxe, de Bavière et de Cologne, le roi d'Espagne comptèrent parmi ses clients.

Son génie totalement novateur dans la conception des formes, s'accompagna d'une virtuosité inouïe du travail du bronze doré qu'il allia pour la première fois à ses marqueteries. Ses créations constituent le sommet absolu du luxe et de l'élégance, combinant des formes extraordinaires à des matières confinant au précieux, à travers une excellence d'exécution qui n'a jamais été retrouvée.

Collectionneur d'Art passionné et déraisonnable, il sera plusieurs fois proche de la ruine financière et devra son salut à une intervention du roi soleil Louis XIV dont il est alors premier ébéniste. Pour l'anecdote, mentionnons que la collection d'art de Boulle, composée d'oeuvres très diverses, connue en son temps comme une des plus belles et des plus complètes (Rubens, Van Dyk, Mignard, Snyders, Bourdon, Le Brun et bien d'autres), estimée alors à 370 770 livres, disparut presque entièrement dans un incendie sans doute criminel qui se déclara le 30 août 1720 à trois heures du matin.

Il continua à diriger son atelier jusqu'à sa mort et quatre de ses fils poursuivirent son oeuvre : Jean-Philippe (1678-1744), Pierre-Benoît (1680-1741), André-Charles II dit Boulle de Sève (1685-1745) et Charles-Joseph (1688-1754).
Les marqueteries dans le genre de Boulle eurent également du succès sous le règne de Louis XVI et sous celui de Napoléon III.

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/André-Charles_Boulle)